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Le Costa Rica - Suite et fin

Le Costa Rica - Suite et fin

Le lendemain, j’étais prête très tôt pour mon départ vers ma nouvelle vie. Enfin sortie de ce problème. La ville de Tamarindo m’avait plu, surtout la vie qu’il y avait là. Ça va me faire bien différent d’ici.

Mon taxi arrive à l’heure prévue et il m’amène à ma délivrance, du moins c’est ce que je crois.

Nous arrivons aux condos. C’est bien! Le propriétaire m’accueille et vient me présenter ma chambre. D’un condo, j’étais réduite à une chambre. Ce n’était pas grave, la mer était à 300 mètres, je l’avais vue, je pourrai me faire bronzer, aller au resto. Enfin !!!

Une fois passée l’entrée principale, nous traversons un large corridor où à sa gauche, il y a une piscine, très petite piscine, on dirait plus un bain de pieds, c’est une piscine intérieure et à sa droite de grandes vitrines qui devaient être prévues pour des magasins mais d’où on ne voyait que d’immenses rideaux à l’intérieur comme pour cacher ce qu’il s’y passe.

Un peu plus loin, il y a aussi de grandes vitrines; les rideaux ont été ouverts et je vois très facilement la vie à l’intérieur. Ils sont deux, ils discutent.  L’homme est torse nu. Ils semblent demeurer dans cette cage de verre.

Nous nous arrêtons juste avant ces grandes vitrines, devant une porte toujours vitrée et l’homme prend une clé et l’ouvre. C’était ma chambre. Une grande chambre avec vue sur… le bain de pieds intérieur et pas d’autre issue et surtout avec vue sur les rideaux.

Du condo que j’imaginais avec balcon, me voici dans une chambre avec un lit, une table, un fauteuil et une salle de bain. Et des rideaux… verts… qui font toute la largeur de la chambre et une fois ouverts, donnent sur le monde, le monde qui nous voit en passant, qui nous regarde comme des animaux de cirque.

Je prends mon partie de la situation, dépose mon sac à ordinateur et mes sacs de nourriture que j’avais achetée et m’assoie sur le lit. Je regarde à nouveau dans le vide.

Ressaisie-toi ma Francine tu es près de la mer, je vais toujours bien en profiter mais avant, je vais appeler la compagnie aérienne pour les aviser de livrer mes valises ici et non plus à Playa Flamingo, elles doivent arriver le lendemain, jour de Noël. Ce sera un beau cadeau.

Bon… mes valises n’arriveront pas demain, « peut-être » samedi. Ils ne peuvent pas le dire car elles ont été placées sur un autre vol d’une autre compagnie et attendent de savoir quand ils pourront me les apporter. Non mais !!! Ça se peut pas !

Regardant la chambre, regardant ZE vue, me regardant dans tout mon désespoir, je leur ai dit de les retourner à Québec  car moi je ne resterai pas. Je veux prendre le prochain vol pour m’en revenir au Québec. À ce que je peux voir, ici au Costa Rica, en ce moment, rien ne fonctionne pour moi et je n’ai pas espoir que ça s’améliore.

Une fois cette décision prise, j’avise le propriétaire du « condo » que je repartirai le samedi matin et je pars à la découverte de cette belle petite ville.

Nous sommes un peu en retrait de la ville mais tout près, il y a une petite route pour se rendre à la plage et à droite, sur cette petite route, devant la mer,  un beau petit resto italien. Il n’y a pas grand monde mais ça semble très bien.

Je continue ma route pour aller à la mer. Je marche sur la plage, j’aimerais bien aller dans l’eau mais qui surveillera ma sortie de plage, ma clé, mon argent, mes sandales ? Un passant ? Je me résigne que la baignade dans la mer sera pour une autre fois, quand ? Je ne sais pas. Je rencontre une québécoise, elle me fait la conversation et m’invite à aller avec elle retrouver son mari et ses 2 enfants. Ils n’ont pas de place où rester et se cherchent un endroit rapidement pour la soirée pour ensuite repartir pour Samara. Je refuse son invitation. Même si elle est québécoise, je suis devenue méfiante, de toute façon, elle insistait vraiment trop.

Je me suis arrêtée au retour au petit resto italien. Là par exemple, j’ai rencontré des gens très sympathiques. Ils parlaient italien et anglais en plus de l’espagnol. Comme c’était tranquille, la propriétaire s’est assise avec moi. J’ai enfin mangé un vrai repas. Il était délicieux, je me serais sentie en Italie. Je les ai adoptés et ils m’ont adoptée aussi  sûrement parce que je faisais trop pitié à leurs yeux mais au moins, j’avais des gens avec qui parler.

J’ai déjeuné, dîné et soupé au petit resto italien et cela jusqu’à mon départ, je m’y sentais en sécurité. Ils plaçaient des gens avec moi pour que je ne sois pas seule. Un soir, un monsieur d’à peu près mon âge est arrivé et ils lui ont demandé de s’assoir avec moi. Me regardant, il a dit non et j’ai vu dans son visage tous les trop et les pas assez que je pouvais lui inspirer.

Je vous épargne les 2 jours qui ont précédé mon départ où je n’ai fait qu’errer dans la ville et sur la plage et où j’ai collé au resto, toujours les yeux dans l’eau prête à éclater.

Mais je dois vous raconter le matin du départ. Je suis allée déjeuner et faire mes adieux aux gens du resto. Ils ont placé leur petit garçon à ma table qui jouait avec des légos. Les tables de dehors étaient placées sur des galets donc assez chambranlantes.

Je commande un déjeuner copieux avec jus, œufs, café. Le petit est assis en face de moi. Comme je reçois mon festin qu’ils viennent juste de déposer, le petit pousse la table avec son pied comme pour pousser sa chaise. La table a basculé vers moi et j’ai reçu, sur mon seul pantalon à me mettre, tout mon déjeuner. Je me suis relevée en vitesse mais le mal était fait et je partais 2 heures plus tard.

J’habille du 12 ans et la propriétaire habille du 8 ans environ. Elle me fait enlever mon pantalon et me prête un des siens.  J’ai un manque à gagner d’au moins 4 pouces qui révèle les dessous d’une jeunesse de 65 ans. Ils mettent mon pantalon au soleil et me servent un autre déjeuner.

Une heure plus tard, je vais vérifier mon pantalon qui sèche bien sous le soleil ardent. Je le retourne et oh malheur, ils l’ont placé sur un banc dont la peinture est encore fraîche.

J’ai réussi à prendre mon autobus pour l’aéroport à temps avec un pantalon avec une barre blanche au derrière et une fois dans l’avion, j’étais assise à côté d’un couple qui se bécotait. Je vois qu’il y a des sièges de libres à ma droite et me dis qu’aussitôt partis, je vais me déplacer. Le petit couple n’a pas pris de chance et ils m’ont demandé de changer de place avant le départ.

Et c’est comme cela que se termine ce voyage que je considère comme initiatique. J’ai pleuré presqu’ à chaque minute mais une fois rendue à Québec, j’ai réalisé à quel point j’étais chanceuse d’avoir ce que j’ai, d’avoir la famille qui m’entoure, ma fille qui aura un petit bébé et depuis ce temps, je vis dans la gratitude. J’étais bien contente de retrouver notre hiver québécois moi qui voulais le fuir à tout prix mais le prix à payer là-bas était encore trop grand.

Le lendemain de mon arrivée, on m’a appelée pour me livrer mes valises et là j’ai su que le cauchemar était terminé.

Je ne dis pas que je ne retournerai pas un jour au Costa Rica, je ne peux pas croire que ce pays me sera encore aussi hostile qu’en ce mois de décembre 2014.

Merci de m’avoir lu.

 

Une aînée en liberté dont la liberté a été pas mal ébranlée.

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Costa Rica – suite mais pas la fin

Costa Rica – suite mais pas la fin

En tout premier, je tiens à m’excuser auprès des personnes inscrites à mon infolettre, je vous ai inondées de messages et j’en suis bien désolée. Comme je revenais sur Over-blog après deux ans d’absence et qu’ils avaient modifié considérablement la plate-forme, lorsque je publiais, rien n’indiquait que c’était fait et dans mon empressement, j’ai publié, j’ai publié, j’ai publié et cela autant de fois que vous avez reçu mon courriel. Ça ne s’affichait jamais sur FB et je me disais que rien ne fonctionnait. Mais non…

Maintenant que mes excuses sont faites, nous pouvons continuer le récit.

À la fin du premier récit, vous avez bien compris que ce n’était pas de crème solaire que j’avais à acheter contre les moustiques mais bien du chasse-moustiques. J’ai aussi acheté de la crème solaire bien entendu au cas où à moment donné, je pourrais aller m’étendre au soleil et profiter de cette lumière ardente que le Costa Rica m’offrait.

Donc, après le petite virée aux alentours, accompagnée de l’homme qui parle français et qui a eu le gentillesse de me venir en aide, je suis résolue, je ne resterai pas dans cet endroit.

Revenue à la maison, la voisine vient à ma rencontre et m’informe que son ami est taxi et me donne son numéro de téléphone.

Je mange un peu et je me résigne à me coucher. Arrivée dans la chambre, elle est glaciale à cause du climatiseur qui tire son air directement sur  le lit et aussi à cause du ventilateur au plafond juste au-dessus du lit qui est à max comme le climatiseur d’ailleurs. Je cherche à éteindre sinon les 2, au moins réduire l’air climatisé et fermer le ventilateur. Je tire sur les chainettes du ventilateur, rien ne se passe, je cherche la manette du climatiseur, ne trouve rien.

Il y a bien une autre chambre mais là, elle est comme un four. Il me faut choisir, l’enfer ou la froidure. Comme je suis déjà dans l’enfer, je préfère la froidure. J’ouvre donc le petit drap blanc très mince qui fait office de couverture et je m’étends. J’ai l’impression d’être  couchée sur une planche tellement le lit est dur.

Quelques minutes plus tard, je suis frigorifiée, le petit drap ne coupe pas le froid. Je me relève pour chercher d’autres couvertures, fais le tour des chambres, rien.

Il ne me reste que mon manteau. Je l’enfile et prends bien soin de mettre mon capuchon, j’ai le nez et les oreilles gelées. Mon manteau est court, je me bats pour essayer de me mettre les pieds à l’intérieur, sans succès. Je finis par m’endormir, les yeux roulant toujours dans l’eau.

Le lendemain matin, à mon réveil, soudainement, je me rappelle où je suis. Ah mon Dieu, le découragement me reprend. Je me sens prisonnière, sans ressource, j’aimerais que ce soit un cauchemar et que je vais me réveiller mais non, je viens de le faire, me réveiller. Mes pensées vont vers Mandela, j’ai l’impression de ressentir son désarroi, son impuissance. Il lui en a fallu du courage pour se réveiller à chaque matin, prisonnier, dans une minuscule cellule et cela pendant près de 28 longues années. Mandela était un battant, il n’a peut-être jamais senti ce désarroi étant toujours certain de remporter la bataille et je me lève, toujours dans mon manteau et je suis de plus en plus décidée à partir de là.

Je déjeune, j’appelle la compagnie aérienne pour savoir à quel moment de la journée je recevrais mes valises. Quelles valises ? Ils n’ont pas mes valises, elles sont restées à Toronto. Je les recevrai jeudi et nous sommes mardi le 23 décembre. Ça ne s’arrange pas. La dame m’informe qu’ils m’allouent un budget de 250$ US pour que je puisse m’acheter des vêtements.

J’appelle le taxi pour qu’il m’amène dans les magasins. Un chauffeur de taxi doit certainement parler anglais, ce sera plus simple.

Il ne parle qu’espagnol.

Je lui baragouine Amiga, Playa Flamingo, mercado. Dire que dans mes cours d’espagnol, j’ai déjà fait une phrase disant que je voulais aller magasiner mais là plus rien. Avant mon départ, j’ai pris des cours d’espagnol pendant quatre mois, deux fois semaine et c’est le néant. J’étais pas des plus douées (je crois que je n’avais pas à vous le mentionner) mais je pouvais dire l’essentiel mais je réalise que quand l’essentiel arrive, l’essentiel ne sort pas.

Faut que je vous dise qu’avant d’appeler le taxi, j’ai skyper avec ma fille qui demeure en France et qui doit venir me rejoindre dans quelques jours. Avec le décalage horaire, je n’ai pas pu la skyper avant. Une autre surprise m’attendait.

Ma Justine s’était cassé le bras juste avant mon départ, ils avaient dû l’opérer et j’espérais que tout se déroulait bien pour qu’ils puissent venir me rejoindre comme prévu. J’avais huit jours à attendre, je finirais par m’y faire. De toute façon, les choses se replaceraient. Ça pouvait pas continuer, mes valises arriveraient, au pire je profiterai de la piscine en les attendant et je pourrais même me louer une voiture. L’espoir me reprenait. En fin de compte, je resterais peut-être. Après tout, j’avais déjà payé pour les 43 jours, j’avais comme intérêt à m’y faire et j’avais invité Justine et son mari à venir me rejoindre.

Après lui avoir pleuré tout ce que j’avais à pleurer, elle me dit : Maman, j’ai une grande nouvelle, je te l’annonce à toi avant tout le monde…, je suis enceinte.

Je continue de pleurer mais de joie, je vais être mamie, fais attention à toi ma chérie, je t’aime. Profitant du fait que je lui dise de faire attention à elle, elle m’annonce qu’il est dangereux de faire des vols d’avion en haute altitude lors des premières semaines de grossesse, qu’il est dangereux qu’elle perde le bébé. Après un silence et un malaise évident, elle m’annonce qu’elle ne veut plus venir au Costa Rica. Qu’elle regrette. L’espoir vient de me quitter à nouveau. En fin de compte, c’est quoi de l’espoir ?

Je suis tiraillée entre le bonheur de devenir mamie et ma situation ici. Qu’est-ce que je fais maintenant ? 43 jours toute seule, j’ai beau penser à la piscine, ce n’est plus suffisant et me promener en voiture, toute seule, dans un endroit perdu où la peur me coupe toute envie d’être là. Je fais quoi? Je vois mon argent s’envoler mais là je suis certaine que je ne resterai pas, plus question.

Je pense à mon amie Christine qui vit à Samara, je la skype à son tour. Peut-être qu’elle a une chambre qu’elle peut me louer puisque c’est ce qu’elle fait, recevoir des touristes. D’ailleurs j’aurais dû m’en aller là, chez elle mais j’ai voulu faire à ma tête, avoir un endroit avec ma fille et son mari. Un endroit près des plages, avec air climatisé et tout près d’une école d’espagnol parce que je ne vous ai pas dit que je m’étais aussi inscrite pour les 3 dernières semaines à des cours d’espagnol « tout près » de la maison.  Et que j’avais fait un dépôt.

Mon amie Christine m’écoute, je pleure encore bien entendu. Elle est bien désolée, c’est le temps des Fêtes et elle n’a plus de chambre à louer. Il y a peut-être son cousin mais sa maison est dans les montagnes, loin de la ville et de la plage, elle m’envoie des photos, elles sont belles mais être toute seule dans la forêt ou toute seule dans la montagne, c’est toute seule. Je resterai donc ici jusqu’à ce que je trouve une autre solution et j’avais beaucoup à perdre. Christine essaie de me faire comprendre à quel point le fait de rester me ferait grandir mais là, plus question, je suis assez grande comme je suis.

Le taxi arrive. Ouf! Une vieille voiture presqu’en décomposition, j’embarque, qu’aurais-je pu faire d’autre? Il m’amène dans un village voisin, dans un magasin ressemblant à un Dollarama. Je lui fais comprendre en langage gestuel que ce n’est pas ce que je veux. On repart et là nous allons à Tamarindo. Bel endroit de villégiature, grouillant de monde et sur la plage. Il me laisse à un petit centre d’achats, je lui indique de m’attendre. Il comprend.

Je me suis trouvée un maillot, un ensemble short et blouse, sortie de plage et une robe. À la caisse, je tente de me faire comprendre et une jeune cliente reconnait mon accent. Elle me dit : « vous êtes québécoise? » Wow ! enfin quelqu’un à qui je peux parler que je me dis. « Vous demeurez où? » Playa Flamingo. « Ah mon Dieu, vous êtes dans un endroit perdu! » Je le sais et je n’aime pas ça. « J’ai mon beau-père qui possède des condos tout près d’ici et sur la plage, voulez-vous avoir ses coordonnées? Je crois qu’il en a un à louer. » Certainement!

Mais qui dit condo, dit gros prix. En tout cas, je ne perds rien en l’appelant.

Nous retournons à la maison. Je mange encore des toasts, quelques fruits et m’assoie sur le divan. J’essaie de lire mais je suis incapable de me concentrer. Je vais marcher un peu dans le complexe, il n’y a toujours pas âme qui vive parce que j’ai fini par comprendre qu’ici, je suis dans la seule maison qui est louée aux touristes, les autres sont louées à l’année et les gens soit ils travaillent ou s’en vont fêter Noel dans leur famille. Un beau Noel joyeux qui s’annonce pour moi. Je m’étais imaginée aller à la plage, aller au resto, rencontrer des touristes… Et même peut-être rencontrer l’âme sœur…

J’appelle le propriétaire des condos qui est aussi québécois, il a un condo à louer, me demande si je veux visiter.  Le prix est le double de la maison mais rendue ou j’en suis, j’accepte. Il m’attend demain matin vers 10 h. Je réserve le taxi.

À 19 h, je vais me coucher. Je suis épuisée et je réussis à m’endormir dans ma glacière toujours dans mon manteau me disant que le lendemain, c’est une nouvelle vie costaricaine qui m’attend. Mon cœur est rempli d’espoir.

Je veux encore vous ménager. Je continue demain.

 

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La liberté et le Costa Rica

Le volcan que j'ai vu des airs seulement.

Le volcan que j'ai vu des airs seulement.

Bonjour vous toutes et tous (les quelques hommes qui pourraient me lire),

Il y a déjà plus de deux ans que je n'ai pas écrit sur mon blogue, je le gardais ouvert me disant qu'à moment donné j'y reviendrais. Bien c'est aujourd'hui.

Je vous ai quittés lorsque j'ai fait mon charmant voyage au Costa Rica. Il est temps que je vous raconte l'aventure mais avant je dois vous dire que pour parler de liberté, il faut se sentir libre et je dois vous avouer que les années 2015 et 2016 ont plus été des années de non liberté, elles ont été des années de deuil. J'ai vécu mes deuils. Je croyais, après le décès de maman en décembre 2012, la mort de Paul en janvier 2014, le départ de Justine pour vivre en France en 2013, et le travail qui était en diminution, je croyais qu'en décembre 2015, madame avait réussi un exploit, elle avait terminé ses deuils. Madame se la pétait bien haut. Et madame est redescendue bien bas.

Le voyage au Costa Rica m'a placée directement dans la mouvance de mes deuils. Je vous raconte.

Comme ça fait longtemps, je vous rappelle que j'étais partie pour 43 jours dont les 9 premiers ou j'étais seule pour ensuite recevoir ma fille et son mari qui venaient pour 2 semaines et retomber toute seule pour le reste du voyage. Je me sentais bien brave. Y'a des femmes qui voyagent seules, je suis bien capable aussi, que je me disais.

J'ai pleuré ma vie durant ce voyage.

Je le sentais avant mon départ. Mon amie Catherine est venue me reconduire à l'aéroport et elle devait me pousser pour que j'avance. Je partais passer l'hiver dans le Sud, au Costa Rica, qui est l'endroit de rêve pour des vacances, au dire de plusieurs en tout cas et moi, je ne voulais plus y aller. 

Une fois dans l'avion, j'étais placée côté hublot précédée par 2 hommes qui parlaient anglais. Ils se sont mis à parler ensemble. Je vous dis que lorsque je les ai dérangés pour un petit besoin urgent, c'est un fait que je les ai bien dérangés.

Tout le long du trajet, je me disais "Pourquoi tu t'en vas là-bas?" "T'aurais du rester chez toi." Je ne le sentais pas mais pas du tout et j'avais tellement raison.

Une fois rendus au Costa Rica, je vais à la courroie des valises, j'attends, j'attends, toutes les valises sont ramassées, plus rien sur la courroie, mon autocar m'attendait, le chauffeur s'impatientait et moi, je commençais à m'inquiéter. Je vais me renseigner, mes valises n'étaient pas du voyage. Me voilà ben amanchée comme on dit ici.

Un commis prend mes coordonnées, essaie de me rassurer me disant que j'aurais mes valises le lendemain. Je cours rattraper mon autocar et nous partons, les autres voyageurs avec leurs valises et moi avec mes pas de valise, juste mon sac avec mon ordinateur parce que j'avais apporté mon ordinateur qui remplaçait les vêtements qu'on apporte au cas ou nos valises n'arriveraient pas. J'avais dans mon sac, une paire de sandales, une blouse d'été et des petites culottes, c'est tout. Je portais des pantalons d'hiver, mes bottes d'hiver, des pantalons longs et un gilet. Une chance que j'avais mes sandales. Il faisait 32 degrés après tout.

La route a été très longue pour arriver à Playa Flamingo qui, sur les photos sur Airbnb était situé sur la plage, tout près des restos et tout près de petits endroits adorables. La maison pouvait accueillir 6 personnes. Nous serions bien.

Une fois arrivés là-bas, dans la savane costaricaine, l'autocar m'a abandonnée dans un endroit désertique, pas d'âme qui vive mais ou les chiens hurlaient leur vie. Je voulais m'accrocher à l'autocar et crier à tout le monde qu'ils ne pouvaient pas me laisser là. Mais non, c'était ma place et j'y étais pour 43 jours.

Une femme de ménage est sortie, ne parlait qu'espagnol, elle m'a reconduite à ma maison et m'a aussi abandonnée à moi-même.

Je suis entrée dans la maison et là, je vous dis, j'ai senti la solitude, l'abandon et la peur m'envahir. Je ne m'étais jamais sentie aussi seule de toute ma vie. Pis j'avais même pas de valise à défaire pour m'occuper.

J'ai fait le tour de la maison, qui était grande mais très rafistolée pour que ça paraisse bien sur les photos pour la location. Le poêle et le frigidaire étaient recouverts d'un genre de papier collant imitation de nickel, le frigidaire ne fermait pas correctement et la porte du fourneau tombait quand on l'ouvrait. L'air climatisé était dans la chambre principale. Je me suis assise dans le salon ou la télévision datait d'au moins 20 ans, ou les divans dataient d'au moins 40 ans et j'ai regardé dans le vide. On aurait dit que mon cerveau ne fonctionnait plus. Je crois que mon état de panique me figeait sur place.

Je suis ressortie de la maison pour chercher des gens, j'étais seule, oui, j'étais dans un genre de complexe de maisonnettes mais personne aux alentours. Je suis allée voir la piscine espérant y trouver des touristes, personne non plus. Tout ce que je rencontrais était la solitude, le face à moi-même.

Je suis entrée à nouveau et j'ai ouvert mon ordinateur, il y avait le wi-fi. J'ai appelé mon amie Catherine sur Skype et là, ma pauvre Catherine a eu droit à une scène de larmes tellement intense que petit Louis, son fils, pleurait à me voir pleurer autant.

J'ai essayé de me ressaisir et je suis partie, à pieds, à la recherche de la plage. En sortant du complexe, nous étions sur une route comme la 132, une route très passante avec des ravins de chaque côté. J'ai marché, j'ai marché en me disant que si quelqu'un me frappait ici, on ne me retrouverait jamais, que c'en était terminé pour moi.

Et la plage, et les restos et les petits endroits étaient inexistants. À côté de la route, à côté des ravins, des arbres, des palmiers, des édifices délabrés mais pas de petits restos. J'ai croisé des hommes, le coeur m'a serré, je me suis inquiétée. À moment donné, je suis arrivée en face d'une petite boutique qui semblait vendre des t-shirts, boutique faut le dire vite, presque rien à l'intérieur, 2, 3 racks de n'importe quoi mais rien pour moi. L'homme me demande si je vais bien et je me mets à pleurer encore. Il est tout mal de me voir, il me fait asseoir. J'ai pris des cours d'espagnol mais rien ne sort sauf des larmes. Il essaie de me parler en anglais, m'explique que la plage est à 3 kilomètres et les restos aussi. Je pleure encore plus. Je suis découragée.

Je reviens à la maison. La dame de la maison d'à côté est là, elle fait sortir ses 4 chiens jappeurs qui vont rejoindre les 2 autres chiens jappeurs de l'autre voisin. Je vais à sa rencontre, elle, elle ne parle qu'espagnol mais me fait savoir qu'il y a un homme qui parle français dans le complexe. Nous y allons. J'aimerais bien pouvoir m'acheter à manger, pouvoir aller m'acheter du linge. Il me dit qu'il est désolé mais qu'il ne peut pas m'aider. Je suis entrée dans la maison et là j'ai re-pleuré. Je m'étais placée dans un sale pétrin mais comment m'en sortir?

Une quinzaine de minutes plus tard, l'homme qui parlait français est venue pour m'offrir de m'amener m'acheter à manger, il a eu pitié de moi. Comme nous étions le 22 décembre, il me dit que c'est tout ce qu'il pouvait faire pour moi car le lendemain matin, il partait avec sa famille pour les fêtes de Noel. La voisine m'offre d'utiliser une bicyclette pour me déplacer. Ben oui, je me voyais bien à bicyclette sur la 132 avec les autos qui filaient à vive allure !!! (sarcasme)

Je vais avec l'homme à l'épicerie et il me recommande de m'acheter beaucoup de crème solaire car, par les temps qui courent, il y a des moustiques qui transmettent des maladies avec de la fièvre, qu'il me fallait faire très attention. Il me fait visiter le village, m'amène à la plage et ce sera tout ce que j'aurai vu de Playa Flamingo de tout mon voyage. Je ne resterais pas là !

Suite dans un prochain article. Je vous ménage.

 

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Une « balade » en Toscane, vous avez dit?

Il y a 3 ans, ma Justine et moi, avons passé 2 mois en Italie, en Toscane plus précisément. Comme nous travaillons en informatique et qu’on peut travailler de partout dans le monde, nous nous sommes téléportées là-bas avec nos ordinateurs en nous assurant un accès à Internet. Le jour nous visitions et vers 15 h. nous allions vérifier les courriels pour voir le travail à faire. Pour faire du mal, on a travaillé pas mal fort mais on a réussi à prendre des jours de congé. Et entre autres, nous sommes allées à Cinque Terre. Je vous raconte l’aventure non pas les paysages, vous pouvez les voir sur Internet mais le voyage, ma surdité, les routes, parce que nous avions loué une voiture bien entendu. Ouf !

L’Italie, surtout la Toscane, je vous le dis, ce sont des montagnes et des routes sinueuses, tu montes, tu montes, tu montes, tu montes tellement que les oreilles commencent à te boucher un peu, tu avales, ça débouche. Tu montes encore, tu mâches ta gomme que tu as eu la bonne idée de prendre, tu avales, ça débouche encore jusqu’au moment où t’as beau avaler, t’as beau mâcher, rien ne se passe. Tu as les oreilles qui continuent à boucher. À moment donné, une petite accalmie, les oreilles te débouchent, ouf ! Il reste toujours un peu de bouchage mais t’entends au moins.

Ça va ! Tu montes encore, ça tourne, ça monte comme dans la face d’un singe, tu mâches à t’en faire mal aux mâchoires, tu avales, tu avales, tu as la bouche sèche, plus rien à avaler, mais tes oreilles bouchent de plus en plus et ne débouchent plus.

C’est la panique totale, je frappe avec mes doigts sur le tableau de bord pour vérifier mon degré de surdité, je n’entends presque plus rien. Justine me parle, elle semble loin. Ça y est, la panique, JE SUIS DEVENUE SOURDE. Je n’entends plus le bruit des pneus sur la chaussée. Mon Dieu. Justine perd patience. Je panique encore plus. Je n’entends plus rien, juste des sons sourds.

Nous décidons d’arrêter au premier petit village que nous rencontrons. Nous sommes debout, à attendre aux lumières. Je ne parle pas, je me pince les narines entre les doigts, me ferme la bouche et souffle en me gonflant les joues, j’attends, il ne se passe rien. Toujours aussi sourde. Je me tire les oreilles, pousse. Toujours rien. Nous sommes toujours aux feux de circulation. Justine n’en peut plus. Je l’énerve. Je sens que je lui fais honte.

Pendant que je prends mon café, mes oreilles commencent à déboucher. Délivrance !

Après une heure pour traverser la Toscane, nous sommes enfin arrivées sur une autoroute ou la limite de vitesse est à 130 km/heure. Je m’engage, les autos vont vite, ça me stresse pas mal. Elles vont toutes plus vite les unes que les autres, surtout les voitures allemandes. J’étais assez insécure jusqu’au moment où j’ai dit à Justine. Wow !, je commence à prendre du pic, regarde-moi aller, 135 km/heure. Juste comme je suis à dire cela, que vois-je dans mon rétroviseur, une Mercédès grise qui arrive à toute vitesse, me rentre quasiment dedans et elle est suivie par une autre voiture allemande. Elle me pousse dans le derrière, j’ai affaire à dégager. Stressée encore une fois, je pèse sur l’accélérateur pour rentrer au plus tôt dans la voie de droite. Moi qui me sentais tellement pro dans la voie de gauche. Ça va vite en titi.

Après l’autoroute folle, nous nous retrouvons à nouveau sur des petites routes, petites non pas par leur longueur mais par leur largeur et sinueuses, plus qu’en Toscane, dans les montagnes, tourne, décélère, tourne en U, accélère un peu, décélère, encore une courbe, mon Dieu que c’est étroit, mon Dieu que c’est haut, j’ai les fesses serrées, les mains crispées sur le volant. La Toscane n’était rien à comparer à cette nouvelle route. Nous rencontrons difficilement les autres voitures qui filent à vive allure, nous arrivons au village Pignone (prononcer Pignün) nous indiquant que nous avons dépassé notre hôtel de quelques kilomètres, les pires de ma vie. Nous rebroussons chemin en direction de l’hôtel. Au même moment, une courbe et qu’est-ce qui arrive dans le haut de la courbe ? Je vous le laisse deviner : « Un autobus ! » Mais ça ne rencontre pas les autobus ces routes… Je fige, le chauffeur d’autobus me voit. Il me fait signe de reculer. Je ne vois que ses yeux qui me fixent, qui me figent. Ben voyons, je ne peux pas reculer, je vais tomber dans le ravin… Et ici, qui dit ravin, dit énorme ravin, la terre ferme à perte de vue mais par en bas.

Aidez-moi quelqu’un. Le chauffeur s’impatiente, il me klaxonne. Je m’énerve, je recule, lentement, très lentement. Je m’arrête, reprends mon souffle, reprends mes esprits. Je continue à reculer, trop tranquillement, j’entends le chauffeur me klaxonner encore, je ne le regarde pas, je suis trop stressée. Justine me dit « Maman, je pense que tu as assez de place pour passer à côté de l’autobus! » C’était pour cela que le chauffeur me klaxonnait. Je suis enfin passée. Merci mon Dieu. Quelle aventure !

Nous sommes enfin arrivées à notre auberge Albergo Villagio Dei Gallo. Auberge en flan de montagne, ça monte comme dans la face d’un singe encore une fois. Nous sommes accueillies par une italienne qui parle un peu en anglais. Je lui parle dans mon italien. À son regard, j’ai l’impression que mes cours d’italien sont déjà disparus, ont-ils déjà existé ? Je finis par me faire comprendre. Nous accédons à notre chambre pour ensuite se diriger vers Cinque Terre.

 

Qui a parlé d’une balade en Toscane !

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De retour, enfin, et depuis longtemps.

Depuis mon voyage en France, je n’ai pas écrit, vous vous demandiez peut-être si je suis toujours vivante. Me revoilà ! J’ai eu de la difficulté à atterrir, pas physiquement mais moralement. J’ai vécu un down, les blues. Les blues du retour, du déménagement, des deuils.

Je me ressaisie donc.

Je suis bien revenue, ça s’est passé à merveille sauf, bien entendu, quelques petits points qui ont cloché et je vous raconte.

Justine est venue me reconduire. Arrivées devant la charmante machine émettrice de cartes d’embarquement, je lui ai dit de me laisser faire, que je ferais ça comme une grande. Elle surveille les valises non sans jeter un coup d’œil vers moi pour s’assurer que tout se passe bien pour sa petite maman.

Je m’installe, je réponds aux questions, sais exactement où mettre mon passeport avec le petit air fier d’une femme qui sait. L’écran me demande l’adresse où je vais. Pas compliqué que je me dis, je m’en retourne chez moi. Je tape mon adresse dans les espaces de saisie. J’arrive au code postal. Le clavier me propose juste des chiffres, pas une seule lettre; G3A, peux pas. Je regarde Justine, l’œil en questionnement. Justine ne semble pas surprise, elle prend mon passeport, s’installe à la machine et répond aux questions, comme je l’ai fait. Toujours pas de lettres au code postal.

Elle va demander à l’homme qui se tient à l’entrée de la sécurité qui nous dit d’écrire TRANSIT dans toutes les cases puisque je passe par New-York. On s’exécute espérant que la machine sait lire et que le mot TRANSIT la fera réagir. Non, toujours pas de lettres au code postal. Je pars voir le monsieur et lui explique mon problème. Il me dit d’avancer, d’une façon assez autoritaire et moi, si tu es autoritaire avec moi, je suis comme Rantanplan (le chien des Dalton), j’écoute et j’avance. Je fais signe à Justine de s’en venir, elle a ma valise, mon sac à ordinateur, ma sacoche, sa sacoche, mes papiers et mon coussin à cou pour l’avion en mousse-mémoire; et moi, je suis toujours figée. Elle est découragée, s’en vient tant bien que mal en me jetant un regard découragé.

Nous sommes les seules au comptoir d’enregistrement des bagages. Tout va très vite. Je m’en vais à la sécurité, nous nous faisons nos adieux Justine et moi, personne d’autre que moi dans la ligne. Je dépose mes choses, sort mon ordinateur, enlève ma nouvelle montre, enlève mes souliers et j’entends une petite voix qui me dit : Maman, maman, tu bloques les autres personnes ! Je lève les yeux, il y a au moins 10 personnes derrière moi, et devant moi un espace énorme que j’aurais pu utiliser pour faire de la place. Je m’excuse, avance, un soulier dans une main, l’autre dans le pied tout en poussant l’ensemble de mes choses.

Je fais un dernier adieu à ma Justine, lui envoie des baisers et m’enligne vers ma porte. Je marche tranquillement, on n’a pas pris de chance, on est parti à 10 h 15 de St-Sulpice-La pointe (45 minutes de Toulouse) et mon vol est à 13h30. Avec tout cela, il est 11h45 et je suis arrivée à ma porte de départ et on a même mangé une petite bouchée en passant. C’est désert, les proposées rigolent ensemble. Elles sont certaines que je prends le vol qui est sur le point de partir. Mais non, je les avise que je m’en vais à Paris et se jettent un petit regard. Je m’assoie donc. Les préposées finissent par s’en aller. Là je suis vraiment seule. Je ne suis pas stressée d’être en retard mais un peu quand même d’être trop à l’avance.

Une fois à Paris, je n’ai pas eu à changer de Terminal, ce qui était supposé. Je me suis rendue à ma porte sans problème. Nous avons fini par embarquer dans l’avion pour New-York, mon cauchemar. Tout s’est encore bien passé sauf que j’étais assise à côté de l’Incroyable Hulk. Pas obèse mais costaud. Il avait beau essayer de se faire petit mais c’était sans succès. J’ai donc passé le vol de biais tentant désespérément de me mettre le coude sur mon accoudoir. J’peux tu vous dire que mon petit coussin à cou  en mousse-mémoire n’a pas servi beaucoup. En passant, n’achetez pas ces coussins à cou, c’est aussi dur que les matelas à mémoire. T’as le cou cassé par en avant, pas moyen de le pousser assez pour que la tête soit appuyée sur l’appui-tête du siège. J’ai donc décidé de le mettre de l’autre côté, sans succès, la partie épaisse sur le devant de mon cou et le vide en arrière, ça n’a pas été beaucoup mieux sauf quelques regards intrigués.

Et nous sommes arrivés à New-York et là vous ne me croirez pas, ça s’est tellement bien passé que je me suis demandée si quelqu’un n’avait pas lu mon blogue. Mes valises sont arrivées les premières, je suis donc arrivée la première pour enregistrer mes bagages. Je me suis dirigée vers la sécurité où j’ai vu la file en serpentin mais qui ne m’effrayait pas car sur mon billet c’était indiqué que j’avais 1 heure 54 comme temps d’escale mais il y avait une erreur, mon escale était de 2 h 54 plus 25 minutes pour arrivée plus tôt. Pas de panique ! Je m’enligne vers le serpentin. Un jeune employé m’arrête, me demande si je voyage seule. Oui ! Il m’indique de prendre l’autre allée. Je suis seule ! Bizarre ! Deux personnes m’accueillent avec un grand sourire (faut se souvenir que nous sommes à New-York, à la sécurité de l’aéroport). On me dit de déposer mon sac à ordinateur sur la courroie ainsi que mon sac à main. Je dois sortir mon ordinateur ? que je leur demande, je dois enlever ma montre ? que je leur demande encore ? je dois enlever mes souliers ? Non ! Juste déposer vos 2 sacs sur la courroie et passer. Wow ! Pas de passage à nue (en tout cas pas de rayons-X), que des sourires, que de la bonne humeur ! Faut que je me souvienne de ces moments, ils sont rares.

Après mon attente interminable où pour moi il était 3 h du matin, nous sommes enfin partis pour Québec et Ô bonheur ! mes valises sont encore arrivées les premières et j’ai été la première à prendre le taxi qui m’a ramenée à mon nouveau chez moi. Il était 6 h 30 du matin.

La question que je me pose encore, pourquoi à New-York m’ont-ils fait passée si facilement, est-ce dû à mon petit air sympathique, au fait que je suis loin d’avoir l’air d’une terroriste ou à mes cheveux blancs ? Qui sait ?

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Une aînée au spa

Aujourd’hui, pour ma dernière journée en France, Justine et moi sommes allées aux Soins de Colette, un spa au Château de Garrevaques dont voici le lien, si ça tente de connaître http://www.lessoinsdecolette.com/index.php.

Arrivées au spa, la jeune dame nous indique qu’elle nous a laissé dans la salle pour se changer, un peignoir, des pantoufles et des petites culottes jetables. Tiens que je me dis, c’est différent de chez nous, nous, on les garde ou non mais pas de jetables. J’imagine immédiatement le genre de petites culottes qu’ils fournissaient à maman à l’hôpital, assez confortables si vous voyez ce que je veux dire.

Mais ici « petites » culottes, ce sont vraiment des petites culottes. Quand Justine a ouvert la petite, très petite enveloppe qui les contenait, en les voyant, elle s’est dit : Oh mon Dieu, maman n’entrera jamais là-dedans. Ce qu’ils nous fournissent, ce sont des strings, pis pas de grands strings. De toute façon, ça ne doit pas se faire en format extra large. Deux petits élastiques ayant dans le centre un minuscule triangle.

J’ouvre donc mon petit paquet, sort l’objet, le regarde de tous les côtés, me regarde. Ce ne sera pas une mince tâche.

J’entre une jambe à droite du petite triangle et je remonte. C’est pas mal serré, j’enfile l’autre jambe, ça ne va pas plus loin que les genoux où je vois le minuscule triangle. Prenant mon courage à deux mains, je m’attaque aux élastiques, j’éventre celui de droite, mais celui de gauche est plus coriace ce qui fait qu’une fois à la hauteur voulue, j’ai le triangle plutôt à gauche. On voit donc ce que vous pouvez imaginer, de devant comme de derrière, avec le petit triangle qui pendouille sur la cuisse gauche.

Je ne peux pas me présenter au massage attriquée de la sorte et je m’attaque à nouveau à l’élastique de gauche. Crack, il a lâché. Justine est morte de rire à côté de moi.

Elle s’en va raconter mon histoire à la jeune fille qui me suggère les « petites culottes » pour hommes. Et sur le paquet (pas celui du monsieur car voyons donc, il n’est pas là), sur le petit paquet, c’est indiqué MAX.

Je me résigne et j’enfile les culottes bikinis pour hommes en prenant bien soin de mettre l’étiquette à l’arrière. J’avais comme un vide important sur le devant tellement que je croyais qu’elles étaient à l’envers.

La question que je me pose toujours, sûrement que les élastiques de mon string étaient incorrects.

Chez les français, quand est-ce qu’on est considéré comme obèse. Jusqu’à aujourd’hui, ça ne m’était jamais arrivé de me sentir aussi grosse mais voilà à mon retour, vite la diète. De toute façon, j’ai hâte de porter autre chose que mes bermudas en lycra extensible.

 

C’était une courte tranche de vie d’une aînée en liberté.

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Justine, j’arrive !

Québec-New-York

N’ayant pas froid aux yeux et souffrant peut-être d’un peu d’insouciance, j’ai décidé de partir seule (je n’ai pas vraiment le choix, je vis seule et SUIS seule, donc…) pour aller voir ma fille Justine qui a marié un français et qui demeure à Toulouse. Le hic, comme j’ai réservé mes billets un peu tard, il me restait un départ de Québec avec escale à New-York et une autre à Rome. Je me suis arrêtée principalement sur les temps d’attente aux escales, 2 heures à New-York et 1h45 à Rome.

Mon amie Jacinthe m’a gentiment offert de venir me reconduire à l’aéroport. Elle arrive donc, à ma demande, à midi trente pour mon départ de 16h10. Comme je n’avais pas mangé, nous sommes arrêtées au St-Hubert pour le dîner lui disant que j’avais tout mon temps. On est à Québec, après tout, quand bien même j’arriverais 1 heure avant le départ que je me dis.

Après le diner, il prend l’envie à Jacinthe d’arrêter au Super C pour s’acheter des cerises, drôle d’envie vous me direz. Elle me laisse dans la voiture à 30 degrés Celsius, comme un petit animal abandonné, j’exagère un peu (elle a pris soin de laisser les fenêtres ouvertes) et j’attends, je sue et je finis par sortir de la voiture. Je me dis qu’elle a sûrement choisi chaque cerise une à une tellement c’est long, je commence à m’inquiéter, non pas de son retard mais du mien à l’aéroport, sans trop vouloir le montrer à Jacinthe. Elle arrive, enfin ! Pis en passant, Jacinthe, un gros merci, ça m'a fait chaud au coeur.

Nous partons en direction de l’aéroport et c’est le début de l’aventure, il est 14h15. J’entre dans la section des départs, vois le guichet de Delta Air line. Oh mon Dieu, la file en forme de serpentin est longue, je ne m’attendais jamais à ce qu’il y ait tant de gens qui se rendent à New-York. Je me place à la fin de la file, vois les machines émettrices de cartes d’embarquement, les ignore tout en me disant que de toutes façons, ils vont bien me prendre et le faire pour moi. Faut que je vous dise que j’ai presque toujours voyagé avec Justine et qu’elle prenait tout en mains. Je suis devenue, contre mon gré, une incompétente du voyage même si j’ai pas mal voyagé. Justine s’occupait de tout, imprimait les cartes d’embarquement, vérifiait les heures, les numéros de vol, les portes, transportait la caméra, prenait les photos (je ne focusse pas très bien), je n’avais qu’à me laisser faire. Certains trouveraient qu’elle m’infantilisait mais moi je le voyais comme une source de formation pour elle, que ça la rendrait plus débrouillarde, plus autonome. Et qu’est-ce que j’ai créé chez moi ? Une perte d’autonomie, une insécurité, une allure d’ainée perdue dans cette cohue, dans ces nouveautés qui m’effraient moi qui ai travaillé toute ma vie avec les ordinateurs.

J’entends une employée de l’aéroport nous crier : « Vous devez avoir en mains vos cartes d’embarquement! » Nooonnnn ! Faut que j’aille à ces machines. Je m’avance donc, laissant mes valises dans la ligne, valises qui ont été vite tassées par les dames qui me suivaient pour m’indiquer que je devrai retourner à la fin de la file. Je me résigne donc…

Bon, on commence par quoi que je me dis. Entrez votre numéro d’enregistrement : C’est où ? Je sors mes papiers d’Expédia et il y a un numéro long de 3 pouces juste au début, ça doit être celui-là. Je le tape, presse CONTINUEZ. Erreur de numéro !!! Je recommence, encore le même message. Je regarde le petit couple à ma droite, ils sont jeunes eux, ils doivent savoir, les jeunes savent tout. Savez-vous où se trouve ce numéro ? Non, qu’ils me disent et m’indiquent qu’ils ont fini par mettre leur carte de crédit et là ça a marché. J’ai pas envie de mettre ma carte de crédit, j’ai payé mon voyage et je suis toujours insécure avec ma carte de crédit, je ne sais pas pourquoi. Et de toutes façons je n’ai rien compris à leur explication.

J’essaie le petit numéro au bas de la page…, n’importe quoi que je me dis. Miracle, ça marche ! l’écran a changé. On me demande d’insérer mon document officiel, ça doit sûrement être mon passeport. Le dessin sur la fente de la machine est clair, j’insère donc mon passeport à cet endroit. Je pousse dessus, il n’entre pas, je force, le retire, le remets, le pousse plus fort encore, rien, il n’entre pas. Je regarde à nouveau mes jeunes à ma droite, n’osant pas les déranger car ils semblent un peu dans le trouble eux-aussi.

Je recommence à insérer mon passeport, merde, il n’entre pas, je mets mon doigt dans la craque, lui non plus n’entre pas. Il y a une plus grosse fente au-dessous, je mets mon passeport dedans, rien, toujours rien. Beaucoup trop grand que je me dis, j’imagine une caméra à l’intérieur, non, ce n’est pas cela. Je regarde autour pour voir s’il n’y a pas quelqu’un qui pourrait venir m’aider, personne d’autre que les voyageurs qui attendent patiemment.

Je jette un coup d’œil à mes jeunes à droite et finis par leur demander : Vous, votre passeport, il est bien entré ? Oui madame, c’est qu’il n’entre pas plus que ça, il lit les codes au bas de la page. Ah ! oK que je leur dis, je croyais que c’était comme à la banque, que la machine avalerait mon passeport, le lirait pour ensuite me le rendre. Bon ! Enfin, je sais.

J’introduis mon passeport à nouveau, le tiens bien comme il faut pour ne pas qu’il tombe et j’attends, je suis un peu nerveuse. J’attends que la machine lise, rien encore… Encore le message d’erreur sur l’écran qui revient. Je commence à m’énerver un peu plus. Je remets mon passeport, attends encore pour voir sur l’écran un bouton rouge sur lequel est inscrit le mot CONTINUEZ. J’appuie dessus et Euréka, je passe au prochain écran. Le reste s’est bien déroulé, je ramasse mes cartes d’embarquement et me place à la fin de la file. J’ai chaud ! Un homme d’une quarantaine d’années se place derrière moi, nous sommes les tous derniers de la file. Et là l’attente débute.

Nous faisons du sur-place, il n’y a qu’un guichet d’ouvert, bien entendu, et devant ce dernier, il y a au moins 5 personnes qui semblent désespérer, se grattent la tête. La préposée semble s’affoler à son tour, d’autres employés viennent à sa rescousse. Rien ! Personne ne bouge, le temps file, il est 15 h. Ils décident de mettre une personne à l’autre guichet. Bon, enfin, nous allons passer. Je finis par enregistrer mes bagages, il est 15 h 30.

Vite, je me rends à la sécurité pour voir encore une file en forme de serpentin, c’est lent, je stresse à nouveau. Je dois vous avouer que je me devais de passer aux toilettes car une envie, qui n’était pas une envie de rire me tenaillait le ventre depuis le début de l’attente au guichet, ce qui m’a retardée encore mais je ne pouvais faire autrement, sinon…; je préfère ne pas m’étendre sur le sujet.

Dans le tournant de la file en serpentin, je vois une pancarte « Agent en formation » et il est seul, nous sommes à sa merci, dépendants de ses connaissances. Je m’affole par en-dedans. Mon vol est à 16h10, je suis encore à la sécurité et il est 15h45 et ne suis toujours pas passée. Je regarde le jeune homme qui me suivait qui maintenant me précède à cause de vous savez quoi et il me dit pour m’encourager, vous allez vous rendre compte qu’il vous reste encore une bonne quinzaine de minutes une fois en dedans. Ils ouvrent enfin une autre porte de sécurité. Nous passons, il est 15h55. Un miracle s’est produit. J’étais certaine de manquer mon vol, des pensées me passaient par la tête expliquant à Justine que je ne m’étais pas assez pressée et que j’avais raté mon vol. Le stress, le stress.

J’arrive à la porte du vol et immédiatement, ils annoncent l’embarquement. Je suis soulagée, je pars.

Mais l’aventure ne fait que commencer.

L’agente de bord (on ne les appelle plus hôtesses de l’air, mais bien agentes et agents de bord) nous souhaite la bienvenue en anglais et semble débuter les consignes de sécurité. Je ne me concentre pas puisque nous aurons droit à la version française. Mais non, comme nous allons à New-York, tout se passe en anglais. Messemblais que j’étais à Québec, moi là !!!

Et c’est un départ !

Non ! pas encore.

Le pilote nous annonce une « bad news ». Je crois comprendre qu’une rampe est brisée et qu’il nous faut attendre une bonne demi-heure avant de partir. Mais moi, je n’ai que 2 heures d’attente à New-York !!! Ça part bien mal.

Nous finissons par quitter Québec. Enfin !

L’escale à New-York

La dame au guichet à Québec m’avait bien indiqué que je devais ramasser mes bagages à New-York pour ensuite faire un check-in pour Rome.

En sortant de l’avion, je suis le groupe qui doit se rendre au carrousel pour qu’on ramasse nos bagages. Je demande lequel nous concerne, on me précise le 2. Essayez de savoir pourquoi je me suis installée au 3 ou j’ai vécu un stress intense voyant défiler au moins 4 fois toutes les valises qui disparaissaient graduellement sans retracer la mienne. Quand tout à coup, j’ai réalisé que je n’étais pas au bon endroit. Je me suis précipitée au caroussel 2 où j’ai vu ma valise qui se promenait seule. Ouf ! sauvée.

J’ai suivi les indications pour les transferts, je suis passée au check-in pour y laisser ma valise pour ensuite me présenter à la file de la sécurité où là le serpentin de gens faisait au moins 100 pieds de long et je n’exagère pas. Ma patience commençait à s’effriter.

Une fois passée la sécurité, je suis partie vers ma porte, la B37. En passant près d’une horloge (je ne porte jamais de montre mais là je devrais) je vois 8 h moins 10. La panique m’envahit, mon vol est à 8 h et 10 et je suis à B1. La distance entre la B1 et la B2 est d’au moins 50 mètres. Je cours, mes sandales me font mal, je dois retenir la semelle avec mes orteils car comme j’ai des pieds étroits, je dois plier les orteils pour les retenir à mes pieds. À force de retenir mes sandales, j’ai mal aux jambes, ça brûle, je décide donc d’enlever mes sandales et de courir pieds nus. Je cours, je cours, je suis essoufflée, je me rapproche, j’attrape des bandes de tapis roulants ou les passagers se la coulent douce et me bloquent le chemin. Je les dérange, je cours. J’arrive à la gate, le préposé m’engueule en anglais en me demandant ce que je faisais, que l’avion m’attend, qu’il est supposé être parti depuis au moins 5 minutes. Et moi de lui répondre : I ran, I ran, je courais, je courais. Je suis enfin arrivée à l’avion, le pilote était à la porte me rassurant, me disant de reprendre mon souffle avec beaucoup de compassion et d’égard, que tout allait bien. Je ne me suis pas sentie jeune là mais pas du tout.

Une fois arrivée à mon siège, l’homme à ma gauche m’a demandée « Are you Francine ? » Yes ! Everybody knows my name ? Yes !

J’ai attrapé mon vol de justesse. Sûrement qu’ils auraient continué de m’attendre, ils devaient bien savoir que j’étais en route puisqu’ils connaissaient mon nom.

Comme je fais des allergies, j’ai mal aux oreilles en avion, au point où je m’inquiète que mes tempes en saignent. J’ai donc commencé par me mettre de l’Otrivin dans les 2 narines, 2 sprays par narine, en respirant très fort comme indiqué sur la bouteille. Mon voisin semblait me regarder avec dédain. Ensuite, j’ai mis mes bouchons spéciaux qui ont la propriété d’équilibrer la pression dans les oreilles pour finir par prendre 2 gommes histoire de générer de la salive. Je tiens à vous informer que l’Otrivin, ça fonctionne, à savoir si les bouchons fonctionnent, je n’en suis pas certaine mais je les ai gardés.

Et j’ai fini par m’endormir toute droite assise en cognant des clous à chaque 15 minutes ou me faisant réveiller par un ronflement très sonore qui sortait directement de ma bouche. Pas facile de vieillir, je ne ronflais pas avant, mais là, faut se méfier.

Rome

Nous sommes arrivés à Rome une bonne quinzaine de minutes à l’avance. Ils ont expliqué clairement en anglais et en italien que nous prenions nos bagages au carrousel 7 et que les voyageurs qui transféraient devaient se rendre à la section C ou H. Enfin des instructions claires que je me suis dit et que j’ai apprises par cœur, histoire que New-York ne se reproduise pas.

J’ai donc encore suivi mon groupe et les panneaux indiquant Baggages Claim signifiant Réclamation de bagages. Ça va bien jusqu’au moment où nous arrivons à un cul-de-sac et où nous sommes en face de portes donnant accès à un train. Je m’arrête net. Pourtant, je suis certaine d’avoir toujours suivi les indications, pourquoi prendre un train pour aller chercher nos bagages ? Je demande à un jeune couple, qui me dit ne pas en savoir plus que moi. Bon, me voilà bien avancée. Je regarde les indications qui défilent au-dessus des portes et je vois Baggages Claim. Ben, coudonc, faut prendre un train. Quand il finit par arriver, je m’insère dedans comme les autres voyageurs qui semblent également se poser des questions. Nous arrivons à la fin de la ligne, tout le monde débarque.

Il y a des panneaux indiquant que nous devons utiliser des machines, comme celles émettrices des cartes d’embarquement. Je ne comprends pas. J’interpelle une préposée et lui demande en anglais « Madam, could you explain me » et d’un air dédaigneux, elle me dit What ? et je lui demande ce qu’on doit faire. Elle me montre les machines et me dit de passer mon passeport à l’intérieur. Je m’exécute. Une fois fait, j’avance et que vois-je, les douaniers… Je m’avance à un guichet, présente ma carte d’embarquement et mon passeport et lorsqu’il voit que mon passeport est canadien, il ne l’ouvre même pas et me dit d’avancer. C’est spécial, nous les canadiens, nous passons partout sans problème. Dieu merci, il était temps que les choses avancent.

J’arrive donc aux carrousels, je finis par trouver le 7 et m’installe pour attendre ma valise. J’attends, j’attends, le carrousel se vide, pas de valise, mon cœur s’emballe. Une dame reste avec moi et me dit que c’est la quatrième fois qu’ils perdent sa valise ici à Rome. Elle ne me rassure pas. Je suis à nouveau inquiète. Tout à coup… ?

Je m’avance vers un bureau et demande à la préposée où je pourrais trouver ma valise. Toute gentille et parlant français, elle me demande mon billet de bagage et me dit qu’ils se rendent directement à Toulouse. Elle me demande ma carte d’embarquement et lui dis que je n’en ai pas mais que la machine m’a remis une carte indiquant que je dois à nouveau checker in à Rome. Elle m’amène à une machine émettrice de cartes d’embarquement. Elle voit bien que je ne sais pas trop quoi faire et tout gentiment, elle l’a fait pour moi et m’a indiquée la porte pour mon avion. Merci à cette gentille dame pour son aide.

C’était simple, ma porte était la B. Je me dépêche de la rejoindre mais lorsqu’arrivée à la porte B, j’ai réalisé qu’il y avait de B1 à B50 et le moniteur n’indiquait pas le numéro de ma porte. Bon, que je me dis, vais-je devoir faire toutes les portes pour lire l’endroit où se rend l’avion?

Comme Air France était au bout complètement des guichets de check-in, je me suis dit que si je me rendais complètement au bout de l’espace des B, je trouverais le départ pour Toulouse. Mon flair ne m’a pas trompée. Je suis arrivée à la porte 13 et j’ai demandé aux personnes si l’avion se rendait à Toulouse. Et ce fut affirmatif. Je me suis donc assise et j’ai attendu.

J’ai retrouvé ma Justine à Toulouse où elle m’attendait vers les 14h15 et nous nous sommes prises dans les bras une de l’autre. Et j’ai lâché une petite larme due au fait que je la retrouvais après quelques mois d’absence mais aussi, heureuse d’être enfin arrivée.

J’étais certaine que pour mon retour je passais par Montréal mais je viens de voir que je repassais par New-York avec 1h54 d’escale.

En tout cas, toute cette aventure ne me décourage pas de recommencer car je viens de reprendre ma vie en mains, je suis de nouveau en apprentissage de la vie, la prochaine fois, je vais en connaître plus.

C’est une histoire à suivre.

 

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