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De retour, enfin, et depuis longtemps.

Depuis mon voyage en France, je n’ai pas écrit, vous vous demandiez peut-être si je suis toujours vivante. Me revoilà ! J’ai eu de la difficulté à atterrir, pas physiquement mais moralement. J’ai vécu un down, les blues. Les blues du retour, du déménagement, des deuils.

Je me ressaisie donc.

Je suis bien revenue, ça s’est passé à merveille sauf, bien entendu, quelques petits points qui ont cloché et je vous raconte.

Justine est venue me reconduire. Arrivées devant la charmante machine émettrice de cartes d’embarquement, je lui ai dit de me laisser faire, que je ferais ça comme une grande. Elle surveille les valises non sans jeter un coup d’œil vers moi pour s’assurer que tout se passe bien pour sa petite maman.

Je m’installe, je réponds aux questions, sais exactement où mettre mon passeport avec le petit air fier d’une femme qui sait. L’écran me demande l’adresse où je vais. Pas compliqué que je me dis, je m’en retourne chez moi. Je tape mon adresse dans les espaces de saisie. J’arrive au code postal. Le clavier me propose juste des chiffres, pas une seule lettre; G3A, peux pas. Je regarde Justine, l’œil en questionnement. Justine ne semble pas surprise, elle prend mon passeport, s’installe à la machine et répond aux questions, comme je l’ai fait. Toujours pas de lettres au code postal.

Elle va demander à l’homme qui se tient à l’entrée de la sécurité qui nous dit d’écrire TRANSIT dans toutes les cases puisque je passe par New-York. On s’exécute espérant que la machine sait lire et que le mot TRANSIT la fera réagir. Non, toujours pas de lettres au code postal. Je pars voir le monsieur et lui explique mon problème. Il me dit d’avancer, d’une façon assez autoritaire et moi, si tu es autoritaire avec moi, je suis comme Rantanplan (le chien des Dalton), j’écoute et j’avance. Je fais signe à Justine de s’en venir, elle a ma valise, mon sac à ordinateur, ma sacoche, sa sacoche, mes papiers et mon coussin à cou pour l’avion en mousse-mémoire; et moi, je suis toujours figée. Elle est découragée, s’en vient tant bien que mal en me jetant un regard découragé.

Nous sommes les seules au comptoir d’enregistrement des bagages. Tout va très vite. Je m’en vais à la sécurité, nous nous faisons nos adieux Justine et moi, personne d’autre que moi dans la ligne. Je dépose mes choses, sort mon ordinateur, enlève ma nouvelle montre, enlève mes souliers et j’entends une petite voix qui me dit : Maman, maman, tu bloques les autres personnes ! Je lève les yeux, il y a au moins 10 personnes derrière moi, et devant moi un espace énorme que j’aurais pu utiliser pour faire de la place. Je m’excuse, avance, un soulier dans une main, l’autre dans le pied tout en poussant l’ensemble de mes choses.

Je fais un dernier adieu à ma Justine, lui envoie des baisers et m’enligne vers ma porte. Je marche tranquillement, on n’a pas pris de chance, on est parti à 10 h 15 de St-Sulpice-La pointe (45 minutes de Toulouse) et mon vol est à 13h30. Avec tout cela, il est 11h45 et je suis arrivée à ma porte de départ et on a même mangé une petite bouchée en passant. C’est désert, les proposées rigolent ensemble. Elles sont certaines que je prends le vol qui est sur le point de partir. Mais non, je les avise que je m’en vais à Paris et se jettent un petit regard. Je m’assoie donc. Les préposées finissent par s’en aller. Là je suis vraiment seule. Je ne suis pas stressée d’être en retard mais un peu quand même d’être trop à l’avance.

Une fois à Paris, je n’ai pas eu à changer de Terminal, ce qui était supposé. Je me suis rendue à ma porte sans problème. Nous avons fini par embarquer dans l’avion pour New-York, mon cauchemar. Tout s’est encore bien passé sauf que j’étais assise à côté de l’Incroyable Hulk. Pas obèse mais costaud. Il avait beau essayer de se faire petit mais c’était sans succès. J’ai donc passé le vol de biais tentant désespérément de me mettre le coude sur mon accoudoir. J’peux tu vous dire que mon petit coussin à cou  en mousse-mémoire n’a pas servi beaucoup. En passant, n’achetez pas ces coussins à cou, c’est aussi dur que les matelas à mémoire. T’as le cou cassé par en avant, pas moyen de le pousser assez pour que la tête soit appuyée sur l’appui-tête du siège. J’ai donc décidé de le mettre de l’autre côté, sans succès, la partie épaisse sur le devant de mon cou et le vide en arrière, ça n’a pas été beaucoup mieux sauf quelques regards intrigués.

Et nous sommes arrivés à New-York et là vous ne me croirez pas, ça s’est tellement bien passé que je me suis demandée si quelqu’un n’avait pas lu mon blogue. Mes valises sont arrivées les premières, je suis donc arrivée la première pour enregistrer mes bagages. Je me suis dirigée vers la sécurité où j’ai vu la file en serpentin mais qui ne m’effrayait pas car sur mon billet c’était indiqué que j’avais 1 heure 54 comme temps d’escale mais il y avait une erreur, mon escale était de 2 h 54 plus 25 minutes pour arrivée plus tôt. Pas de panique ! Je m’enligne vers le serpentin. Un jeune employé m’arrête, me demande si je voyage seule. Oui ! Il m’indique de prendre l’autre allée. Je suis seule ! Bizarre ! Deux personnes m’accueillent avec un grand sourire (faut se souvenir que nous sommes à New-York, à la sécurité de l’aéroport). On me dit de déposer mon sac à ordinateur sur la courroie ainsi que mon sac à main. Je dois sortir mon ordinateur ? que je leur demande, je dois enlever ma montre ? que je leur demande encore ? je dois enlever mes souliers ? Non ! Juste déposer vos 2 sacs sur la courroie et passer. Wow ! Pas de passage à nue (en tout cas pas de rayons-X), que des sourires, que de la bonne humeur ! Faut que je me souvienne de ces moments, ils sont rares.

Après mon attente interminable où pour moi il était 3 h du matin, nous sommes enfin partis pour Québec et Ô bonheur ! mes valises sont encore arrivées les premières et j’ai été la première à prendre le taxi qui m’a ramenée à mon nouveau chez moi. Il était 6 h 30 du matin.

La question que je me pose encore, pourquoi à New-York m’ont-ils fait passée si facilement, est-ce dû à mon petit air sympathique, au fait que je suis loin d’avoir l’air d’une terroriste ou à mes cheveux blancs ? Qui sait ?

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Géraldine Mallet Haché 06/09/2015 06:52

Pas évident de laisser derrière nous ceux que l'on aime tellement. Mais mon doux encore une fois tu m'as fait rire. Je t'adore au boute comme en dit en acadien par ici dans ma belle Péninsule Acadienne. Merci et merci encore de mettre tant de sourire et de rire sur mon visage...

Dodo♥ 05/09/2014 21:22

Francine d'amour,

Après avoir lu et ri tes palpitantes péripéties, c'est avec joie que je réponds à ta question concernant ta non-fouille à New-York. C'est dû au fait qu'il s'agissait d'une escale et non de ta
destination finale que tu as eu droit à ce charmant laissez-passer. Le dédouanement s'est fait à ton arrivée à Québec. Du moins, je l'espère pour tes souliers, ta montre, ton cellulaire, ton iPod,
ton iPad, ton ordinateur et ton appui-tête en mousse-mémoire! Alléluia!

Merci de mettre autant d'humour et de joie dans notre vie!

Je t'adore,

Dodo♥

Une aînée en liberté 05/09/2014 22:34



Tu as sûrement raison mais je crois qu'il m'a juste demandée si je voyageais seule mais pas certaine. Donc, mon petit côté sympatique, ma gueule de pas terroriste, je vais les oublier. Je vais
par contre avoir de la difficulté à oublier mes cheveux blancs.


Merci pour ton commentaire, j'adore.



Nicole Guinard 05/09/2014 17:18

Je te comprends d'avoir eu les "blues" du retour, on les a toujours quand on revient de voyage et d'autant plus que tu y a laissé ta fille, ah un coeur de mère, j'aurais eu le coeur brisé
aussi...lâche pas...

Une aînée en liberté 05/09/2014 17:23



J'avais d'autant plus le coeur brisé que ma Justine et moi sommes fusionnelles et pendant ces 2 semaines, nous avons fait plein de belles choses ensemble, comme avant.


Le retour a été assez pénible.


Merci pour ton commentaire.